Les entrepreneurs, ces surdoués à qui on n’a pas laissé la place d’exister

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« Je marche seul
Sans témoin, sans personne
Que mes pas qui résonnent, je marche seul
Acteur et voyeur »
(Jean-Jacques Goldman)

 

J’observe et j’entends depuis quelques mois des entrepreneurs – clients, amis, connaissances – m’annoncer avoir récemment découvert être surdoués / haut potentiel. Soulagés qu’on pose enfin un mot sur leur différence. 

Aptes à résoudre des problématiques complexes très vite, à accomplir de nombreuses tâches en simultané, et en parallèle se sentir inaptes à une vie « normée » en société. En fait, depuis 5 ans que j’accompagne et côtoie des entrepreneurs, je constate que cela en concerne bien plus qu’on ne le croit.

Et pas seulement sur des critères intellectuels.

 

La légitimité de l’entrepreneur :
ai-je le droit d’exister
pour ce que je suis ?

 

Ce qui se trame réellement derrière l’étiquette « surdoué » : une intelligence hybride, mélange de pensée globale et d’hyper-réceptivité sensorielle, qui ne rentre dans aucune case, qui peut être paralysante si on la vit comme un fardeau… mais qui peut devenir très puissante dans le business quand on apprend à la considérer comme un cadeau.

Moi-même on m’a dit il y a 2 ans que j’avais sans doute été une enfant surdouée à l’école. J’adorais apprendre et comprendre, mais je n’étais pas plus douée que d’autres, pas de syndrôme d’hyper-activité, pas de signe de précocité. J’ai passé un test de QI à 21 ans, j’avais 109, alors être surdouée, ça ne m’avait jamais traversé l’esprit.

Mais, la réflexion a fait son chemin, je me suis beaucoup informée sur le sujet, en parallèle des neurosciences et de la psychologie quantique, et j’ai commencé à creuser une forme de mystère entrepreneurial : où et comment trouve-t-on la force et l’énergie de s’accomplir quand on a longtemps été jugé inadapté à la « normalité » ?

L’impression de n’être jamais à ma place, jamais reconnue pour ce que j’étais avant de créer mon entreprise – sentiment partagé par grand nombre d’entrepreneurs – devait bien venir de quelque part, et peut-être finalement pas des autres.

 

La puissance
de l’intelligence émotionnelle

 

La dose d’adrénaline et d’obstacles que se prend en pleine tête un entrepreneur au moins ses 3 premières années est colossale, pour ne pas dire surhumaine. Qu’est-ce qui nous fait tenir ? Si le moteur était l’argent, peu d’entre nous survivraient.

Parce que le vrai moteur est caché au plus profond de nous : dans la blessure (de rejet, d’abandon, d’humiliation…) que le reniement de notre identité a créé (à l’école, en famille, sur le marché du travail… souvent les 3 à la fois). Et le besoin de revanche qui en découle.

« Puisqu’on ne me laisse pas être moi-même, alors je vais me créer les moyens et les conditions pour être reconnu(e) à ma juste valeur »  : combien d’entre nous ont créé une entreprise en recherche d’amour et de reconnaissance ? Tous ! Car là est notre vrai Why. Celui qui fait exploser les plafonds, déplacer les montagnes, nous sur-adapter pour nous sentir sur-exister.

 

En quoi l’entrepreneur
est-il différent ?

 

On entreprend non pas pour devenir riche (sinon ça se saurait) mais pour devenir soi. C’est « seulement » un outil, un prétexte à proposer au monde des produits ou des services issus de qui nous sommes et de ce pourquoi nous sommes de passage dans ce monde.

Un moyen d’expression, et non une finalité.

L’entrepreneur a cette particularité de mettre en action et en mouvement cette quête de sens, et de la transformer en un système commercial. Je suis convaincue qu’il est indispensable d’apprendre à gérer et développer une entreprise avec notre QI, mais que ce qui fait vraiment la différence c’est la capacité à s’entreprendre, à se rendre maître de son destin, qui elle découle de notre QE.

Car être soi ne s’apprend pas. Ça se découvre avec le temps, les expériences, les rencontres, les apprentissages qu’on en fait. Et la façon dont on traduit ça en termes de business et dont on le transmet à ses clients est une valeur ajoutée inimitable dans notre monde hyper matérialiste :

 

« What money can’t buy »

 

Comme beaucoup d’entrepreneurs, j’ai un mental très fort et une intuition qui l’est tout autant. Les 2 sont longtemps rentrés en collision, comme si l’un cherchait à prendre le dessus sur l’autre. Comme si mon intellect ne pouvait exister qu’au détriment de mes émotions. Et inversement.

Dans toute histoire entrepreneuriale, il y a une forme de dualité, due à un combat intérieur intense (totalement lié à ce besoin de revanche) qui nous permet de créer et de nous adapter plus vite que la moyenne… mais qui nous empêche d’être dans l’expression la plus juste et la plus puissante de notre efficacité et de notre créativité.

Jusqu’au jour où… une succession d’événements irréversibles nous pousse à changer de dimension. À entrer dans notre pleine dimension. Ça ne se décide pas. Ça s’impose avec une évidence assez stupéfiante : « terminus, tout le monde descend ». Bas les masques. Back to basics !

Et c’est précisément ce processus de mutation que j’accompagne aujourd’hui en Identité de marque et Prospective.

Pourquoi ?

 

Entreprendre,
un parcours
de réhabilitation de soi

 

C’est en observant l’évolution et les besoins de ma clientèle, et le miroir que ça me renvoyait, et le miroir que je leur renvoyais, que j’ai compris à quel point entreprendre est un parcours initiatique.

Il y a 2 ans et demi, une lectrice m’a dit : « je voudrais vous remercier au nom de tous les gens qui ne vous le disent pas, pour ce que vous nous apportez à travers votre blog. Grâce à vous j’ai compris que je n’étais pas à ma place dans l’entreprise que j’ai créé, et je vais désormais m’y prendre autrement ».

En temps « normal », j’aurais pris ça comme un compliment. Ce jour-là, j’ai senti une faille sismique s’ouvrir en moi. J’ai eu un violent éclair de conscience : « et si un jour j’arrête de vouloir sauver le monde, je deviens quoi et je sers à quoi ? ».

Panique à bord.
Ce n’était pas juste une question parmi tant d’autres.
C’était une intuition tellement forte que ça a conditionné toute la suite de mon développement.

Je sentais que je lâchais l’instinct de survie qui a si longtemps nourri mon énergie. J’avais peur : est-ce qu’il peut y avoir une suite entrepreneuriale après ça ? Un mois pile après ce sursaut de conscience, j’avais le retour de boomerang en pleine tête. Tout, absolument tout, m’a obligé à un lâcher-prise XXL.

Le sol se dérobait sous mes pieds.

Car quand on a construit sa vie, son entreprise avec sa force et sa volonté de fer, bref avec un mental dominant, on va où et on devient quoi après ?

 

Du besoin de justice
au désir de justesse

 

Les événements de ma vie et de mon entreprise m’ordonnaient de quitter la survie : la sur-adaptation permanente, l’hyper besoin de reconnaissance, de briller, de prouver, de me prouver… ça avait été un excellent carburant pour démarrer, mais ça avait fini par me plomber sur la durée.

J’ai arrêté de faire. J’ai accepté d’être. De ne plus prévoir, contrôler, courir, stresser. Je me suis laissée de la place, non pas à l’extérieur (ça je l’avais déjà) mais à l’intérieur de moi.

J’entrais, sans le savoir à ce moment-là, dans un processus de déconditionnement à la fois déstabilisant, exaltant, inconfortable et indispensable, car à la recherche de nouveaux besoins d’accomplissement :
• la justesse – au-delà de la justice
• l’équilibre – au-delà de la dualité
• la fluidité – au-delà de l’adrénaline
• la qualité – au-delà de la quantité

Subtil… et déterminant.

Car ça change complètement les perspectives de développement qui se présentent à vous : ça monte en gamme le profil de clients que vous attirez, affine votre façon de travailler, de communiquer, réorganise vos priorités en temps et en énergie, fait évoluer votre environnement, fluidifie vos relations commerciales, apaise votre rapport à l’argent…

Pourquoi ?

Parce que utiliser à égalité votre intellect et vos émotions vous permet d’atteindre le graal ultime : le flow. Cet état de cohérence intérieure où vous êtes le plus… performant. Sortir des rapports de force avec vous-même vous permet d’aller vers des relations de flux avec le business… avec la vie.

 

Entreprendre permet de réparer
une blessure existentielle.
Et après ?

 

Comme « par hasard », depuis 2 ans mes clients me sollicitent, avec leur mots, leurs problématiques, pour transiter vers ce « et après » : quel sens je donne à mon développement quand j’arrête de vouloir sauver le monde ?

Des entrepreneur(e)s qui, de plus en plus, veulent s’assumer totalement dans leur intégrité, dans leur intelligence hybride, sans forcément vouloir gagner plus d’argent, plus de reconnaissance… juste être plus eux-mêmes et grâce à ça mieux développer leur business, dans une société qui nous stresse à coup de gloire, de performance, de compétition…

Et ce n’est pas le chemin de la facilité.

Car tout semble conçu pour nous fragmenter, nous lisser, nous cloner et donc on avance seul sur un chemin atypique. Pourtant la surdouance, quelque soit sa forme, permet d’embrasser un développement beaucoup plus authentique et plus singulier quand on l’accepte et la prend par la main pour avancer.

On vient vous chercher parce que vous êtes vous.
Et personne d’autre.
Complexe, multiple… unique.

 

S’accepter,
se respecter,
assumer

 

Quel sens je donne à mon développement quand j’arrête de vouloir sauver le monde ? Déjà en commençant par se sauver soi-même : ne te fais pas ce que tu ne voudrais pas que les autres te fassent (à commencer par tes clients). « Et le reste, tout le reste, suivra »… La meilleure façon d’attirer des opportunités qualitatives, c’est d’en être une pour soi-même.

Je le dis presque à chaque article, mais souvenez-vous que votre business/votre vie est un immense miroir qui ne fait que vous renvoyer ce que vous êtes et croyez.

Acceptez de faire avec ce vous êtes, dans toute votre globalité, dans toute votre complexité, et alors vos obstacles se transformeront en opportunités de développement aussi inattendues… que nécessaires.

 

Pour aller + loin

 

Vendredi 16 octobre j’anime l’atelier « Oser être soi pour faire grandir son entreprise » au SocialClub à Bordeaux. 3 heures de travail, d’expérience, de partages pour vous développer autour de 3 axes : je m’écoute / j’attire / je me déploie. Consultez le programme complet, les modalités et le tarif ici.

Cet atelier aura également lieu à Paris mardi 24 novembre.
Contactez-moi directement pour vous inscrire !

 

« Je me noyais à essayer de faire tout ce qu’un entrepreneur « se doit » de faire. Tel un artisan, c’est notre vie, notre métier, notre marque que l’on apprend à coudre sur-mesure avec Le luxe d’être soi. On ne peut qu’être soi… Le reste, tout le reste, suivra »

Marina Vial, Consultante en études de marché qualitatives et créativité

 

N’hésitez pas à nous partager en commentaires vos expériences sur le sujet !

 

A VOIR, A LIRE, A RESSENTIR

A propos de Céline Boura

Précurseuse en identité de marque et prospective, créatrice de la Haute Couture Cellulaire ©, j'accompagne les entrepreneurs et décideurs visionnaires à être plus, faire moins et avoir mieux dans leur business. Et dans leur vie. Depuis 2010, plus de 200 entrepreneurs m’ont accordé leur confiance : découvrez l'histoire de 21 d'entre eux ici. J'ose croire que nos battements d'ailes de papillon font avancer le monde vers plus de sens et d'élégance. Contactez-moi pour savoir comment nous pouvons co-cheminer ensemble !

43 Commentaires

  • Quentin

    Il y a presque 12 ans, après 2 ans de bons et loyaux services et après avoir été débauchée de chez un concurrent direct (et embauchée à nouveau 2 mois plus tard chez le 3ème du marché chez qui je suis restée 6 ans), j’ai été licenciée en 15 jours pour « Compétences non adaptées à la structure »… Une jolie injustice qui m’a permis d’être moi aujourd’hui 🙂

    • Céline

      Merci de ton partage Virginie, l’injustice donne des ailes et bien utilisée ensuite elle permet aussi de se débarrasser de ses carcasses pour arriver à soi 😉

  • Patricia

    Quel sens je donne à mon développement quand j’arrête de vouloir sauver le monde ?
    Merci pour cette réflexion que j’ai faite à l’envers Céline.

    Avant de vouloir transmettre certaines choses, je suis d’abord allée donner du sens à mon existence. J’avais 33 ans et l’histoire continue. Elle ne s’arrête jamais quand on a foutu les pieds dedans.

    A partir de mes 33 ans, j’ai rencontré des personnes habitées par leur art, avec les pieds bien ancrés sur terre. Nous parlions déjà de tout cela et y réfléchissions. La question fondamentale qui revenait fréquemment était celle-ci :

    Est-ce que j’existe en-dehors de mon activité professionnelle, en-dehors de mon rôle de parent, d’ami…..

    Cela nous ramenait souvent à cette question que beaucoup de gens pose : « Vous faites quoi ? » avec cette impression que si l’on ne fait rien, nous ne sommes pas considérés et que nous passons à la trappe sans que personne ne s’arrête sur nous.

    J’ai donc choisi d’être avant tout. D’aider cet être en moi à se construire sans toutes ces injonctions, ces jugements, ces questions débilitantes, même sans activité professionnelle et au risque d’être jugée « mauvaise mère » « mauvaise fille ». J’ai donné la place à cet être en moi pour qu’il se réalise dans sa dimension la plus vaste sans se préoccuper du « quand dira-t-on ». Et j’ai vécu des choses fabuleuses, des rencontres de coeur extraordinaires, des phénomènes de reconnaissance avec beaucoup de respect et d’amour.

    Maintenant, j’ai à transmettre tout cela comme bien d’autres.

    J’ai mis du temps à emprunter ma voie car ce travail de reconnaissance et d’empathie envers moi m’a demandé ce temps là et il se respecte.

    Voilà pourquoi je te disais que lorsque les gens veulent aller vite, ils se leurrent car ce chemin est un chemin de longue haleine. Ce n’est pas dans l’aboutissement qu’il se vit et qu’il se passe des choses mais dans chaque pas.

    Alors, qu’importe la vitesse ou la lenteur. L’essentiel, c’est de commencer le chemin, de se relever si l’on tombe et de ne jamais abandonner devant les peurs et les obstacles. Parce que l’aventure en vaut la peine quand on se retourne et que l’on voit toute la route qui a été accomplie.

    C’est un chemin d’engagement où l’on développe le courage, la persévérance, la patience, l’humilité et une profonde bienveillance envers soi. Ce travail nous oriente vers les autres avec un état d’esprit différent et beaucoup plus d’humanité. Et tu le sais.

    « Jusqu’au jour où… une succession d’événements irréversibles nous pousse à changer de dimension. À entrer dans notre pleine dimension. Ça ne se décide pas. Ça s’impose avec une évidence assez stupéfiante : « terminus, tout le monde descend ». Bas les masques. Back to basics ! » : j’ai changé de dimension bien souvent. J’ai senti cet élargissement se faire au niveau du corps et du coeur.

    Dernièrement, j’ai vécu ces événements irréversibles qui ont commencé l’année dernière et qui n’ont fait que s’amplifier au point où il a fallu tout lâcher et me remettre dans ce flux qui ne m’appartient pas, où je ne contrôle rien et où je n’ai plus qu’à laisser faire ce qui doit se faire en-dehors de moi.

    Le mois dernier, lors de notre rencontre, l’après-midi, je te disais que je ne savais rien et la nuit d’après, j’ai su. Je suis rentrée dans cette dimension nouvelle, toujours en perpétuel mouvement, et c’est une joie de l’accueillir car elle me fait sentir que je suis au bon endroit et que ça sonne juste dans mon corps.

    Après le « tout l’monde descend », je reprends un nouveau bus jusqu’au prochain.

    En attendant, la mutation s’opère, je ne la bouscule pas et je laisse venir ce qui est à mettre en place. Le site est donc en chantier mais ce n’est pas grave. Je fais confiance à cette dimension qui s’installe et je prends le temps. J’ai appris à ne plus précipiter, à calmer mon impulsivité et à ne plus vouloir aller vite car ce n’est pas dans ce mouvement qu’il se passe quelque chose.

    Bon atelier d’octobre et de novembre Céline ! Et merci pour cet article.

    • Céline

      Chère Patricia, merci pour ton partage plein d’authenticité et d’humilité, je trouve que ta dernière phrase résume très bien ce passage « du besoin de justice au désir de justesse » : « J’ai appris à ne plus précipiter, à calmer mon impulsivité et à ne plus vouloir aller vite car ce n’est pas dans ce mouvement qu’il se passe quelque chose ».

      On en parlait encore tout à l’heure avec une amie : quand c’est fluide, c’est que c’est juste. Quand c’est compliqué, c’est qu’il faut lâcher ou s’y prendre autrement. Il faut se prendre pas mal de revers de bâtons pour se l’appliquer… mais c’est de là que le coeur, et non plus le mental, peut s’ouvrir et donc amener à nous clients, opportunités, dénouements « inattendus » tels des clés précieuses pour avancer sur le chemin de notre développement (humain, donc entrepreneurial, économique, personnel…). Merci à toi, à tout bientôt.

  • Sandrine

    Quand j’étais ado, on m’appelait la matheuse de la famille. Certes, j’adorais les maths et en particulier l’algèbre. Mais cette belle étiquette bien propre me dérangeait beaucoup car elle me cantonnait dans un domaine d’activité purement intellectuelle et dès le début, je sentais que ma personnalité avait besoin de se nourrir d’autre chose de beaucoup plus émotionnelle. A l’époque, je l’avais trouvée dans la musique avec le piano puis le chant lyrique. Mais curieusement, mon entourage continuait à me percevoir comme une scientifique…

    C’est vraiment en créant mon entreprise que j’ai trouvé le moyen d’unir intellect et émotions comme tu le dis si bien dans ton article.
    Travailler avec toi m’avait permis d’avancer encore un peu plus sur ce chemin là. Depuis, j’ai créé une nouvelle branche de mon activité avec Pixeliart et quand je travaille sur la création d’un site, j’ai vraiment l’impression de faire ce qui me fait vibrer le plus.

    Merci en tout cas pour ce très bel article, une fois de plus très intense. Je suis vraiment heureuse qu’un jour nos chemins se soient croisés et ton influence continue d’agir sur mon travail au quotidien…

    • Céline

      Bonjour Sandrine et merci de ton partage, je suis ravie de ton développement et de savoir que plus de 2 ans après notre travail continue de porter ses fruits… A très bientôt j’espère !

  • Sandrine

    Désolée par contre pour l’horrible faute de conjugaison !!!

    • Céline

      C’est corrigé 😉

  • Stéphanie

    C’est quand je me rapproche de ce que je suis, que je deviens inspirante. Chaque fois que j’ai tenté d’être « autre », j’ai fait le vide. L’Authenticité attire, le travestissement de soi agit comme un repoussoir. Un jour la création de mon activité est devenue l’expression évidente de mon  »moi » authentique, dans l’expression particulière qui est la sienne. Le chemin n’est pas terminé. Je sais désormais qu’il est passionnant.

    • Céline

      Merci de ton partage Stéphanie, et oui le chemin ne fait que commencer… mes clients me font souvent le retour que « c’est quand ils ne cherchent pas à plaire ni à être ordinaire que leur business marche le mieux ». Autant te dire que j’adore entendre cette phrase 😉

  • sophie

    L’article et les commentaires sont simplement magiques

    • Céline

      Merci Sophie ! Que cela puisse vous inspirer dans toutes vos réalisations…

  • Virginie Hildelbert

    Merci encore Céline pour tes bons mots.
    Il est vrai que lorsqu’on a l’impression depuis toujours d’être « hors-norme » et que l’on crée sa vie en une quête de place qui nous sied,
    nous n’avons pas d’autre choix que de partir à notre rencontre. L’entrepreneuriat est une piste de jeu formidable.
    On y apprend à utiliser ce que nous sommes, ces outils que sont le coeur et l’esprit.

    • Céline

      Je dis souvent que la vie est une énigme et que l’entrepreneuriat nous donne des clés pour la résoudre…
      À l’image de la photo qui illustre l’article 😉

  • Fabienne

    Céline, je lis toujours tes articles, certains me parlent plus que d’autres, mais je ne commente jamais. Là, je suis obligée ! C’est un article que je vais mettre dans mes favoris et relire régulièrement, parce qu’il remue des choses en moi. Je me retrouve tellement dans la dualité intellect/intuition ! Il faut que je m’imprègne de tes mots, je le sens… Merci pour cette piste de réflexion et belle journée à toi 🙂

    • Céline

      Bonjour Fabienne et merci de ton 1er commentaire 🙂 Bonne inspiration et à bientôt j’espère.

  • Surdoué et Entrepreneur what Else ? | ToulouZèbre

    […] Je partage cet article trouvé sur le blog « Le luxe d’Être Soi » (Merci à Sylvie pour ce partage) qui parle des adultes surdoués et entrepreneurs, l’intelligence émotionnelle, le positionnement dans le monde professionnel, la légitimité…A lire ICI […]

  • Isabelle

    Une fois de plus, un article qui bouscule des choses en moi. Je ne sais pas encore quoi, mais je sens que tes mots ont touché des endroits qui ne voulaient pas vraiment être conscients. Je vais réfléchir encore. Mais oui, les premières années sont dures, je suis en plein dedans, et la multitude d’émotions est telle qu’on se forge une carapace intérieure et une armure extérieure, au risque de s’oublier.

    • Céline

      Il y a cette expression que je déteste mais qui est tellement vraie : « il faut laisser du temps au temps ». A chaque étape suffit sa peine et sa joie. J’aime beaucoup par contre cette phrase d’une chanson de Michel Berger, reprise par France Gall d’ailleurs, dans « Les princes des villes » :
      « Vivre plus vite que les autres
      Avoir un pied dans le futur
      Vivre les rêves qui sont les nôtres
      Et obéir à sa nature
      Puisque rien ne dure vraiment… »

  • THERESE NEROUD

    Merci pour tout ce que vous faites, votre site, votre blog, les témoignages sont autant de formes qui traduisent ce que vous êtes !
    Belles avancées !

    • Céline

      MERCI Thérèse !

  • Clairand

    Merci…cela faisait longtemps que je me disais que je faisais ce que je fais en raison de mon haut potentiel…et c’est vrai que je ne le fais encore surement pas à la hauteur de ce que je pourrai faire…Un jour je viendrai vers vous j’espère.

    • Céline

      🙂

  • Ray

    Merci beaucoup pour cet article inspiré et surtout très inspirant! L’apprentie-entrepreneure que je suis se sent un peu moins seule!

    • Céline

      Merci Ray et votre site est super, bravo !

  • Stéphanie

    Céline, peut-être que « être toi », ce serait coucher le talent de tes mots sur un livre, non? Une intuition…

      • Stéphanie

        Bravo ! Eh bien, moi aussi qui avait manifesté mon idée de laisser tomber les webinaires (ce n’est pas moi) et de continuer sur l’écriture, j’ai reçu ce matin une demande d’une maison d’édition pour écrire une livre sur le coaching d’entrepreneurs avec ma vision axée sur le développement personnel. Loi d’attraction… Incroyable.

        • Céline

          Loi de l’authenticité 😉

    • Morgane

      Un livre, que dis-je un OVNI, que dis-je une expérience multisensorielle !

  • Lyvia

    Celine, j’ai lu et relu ton article – et il a résonné non pas seulement chez moi, mais chez nombre de mes lecteurs aussi. Au delà de mettre des mots juste sur des choses qui sont de l’ordre du ressenti et de l’intuition, tu nous donnes l’autorisation d’exister. Je peux dire que j’arrive plutôt bien à etre moi-même et à ne pas essayer de plaire – du moins dans mon business – mais parfois j’ai des doutes, et parfois j’oublie que c’est ok de juste être moi. C’est assez. C’est même tout ce qu’il faut. On est entouré de tellement de codes, de règles et de dogmes, que parfois il faut faire une pause pour choisir si c’est bien pour nous ou pas. ‘Être moi suffit’, c’est une phrase que tu m’as offerte et qui ne me quitte pas. Encore une fois, merci <3

    • Céline

      Chère Lyvia, heureuse de lire que cet article et notre travail t’aide à cheminer, je retiens « tu nous donnes l’autorisation d’exister » qui me touche beaucoup beaucoup. Dans mon livre je raconte le pourquoi du comment de « tout ça »… de « juste ça ». Je réalise que ce que j’écris et partage sur mon blog est une infime partie de ce que je vis et transmets au quotidien… et qu’il est temps d’en dire plus 🙂

  • Laurianne

    Quand le diagnostic a été posé, quelque chose m’échappait. Plutôt élève moyenne, voire médiocre pendant un temps. Difficulté à comprendre ce qu’on attendait de moi. Parcours complexe. 21 déménagements. 2 ruptures, 1 enterrement. 5 kilos en trop. 1 tête. Ah ça, j’en ai une de tête. « trop spirituelle », « trop intelligente », « trop sensible », « trop ambitieuse », « trop ceci », « trop cela »… j’en ai entendu des choses sur moi. Je ne fais pas comme il faut. Il faut, il faut, il faut… et moi, bah, moi, je ne vois qu’une chose, je ne m’intègre pas. Je suis malheureuse. Le monde me semble un peu compliqué et complexe.

    J’ai donc passé quelques temps à trouver le mode d’emploi ? Je vais mettre quinze ans pour en cerner toutes les subtilités. Dans l’étude des sciences humaines, dans des formations et diplômes en parallèle et la création de mon entreprise en 2007 ainsi que l’écriture d’un essai paru en 2009. Et encore je ne pense pas avoir tout vraiment compris. Un monde fait par et pour 80% des gens qui par leur arrogance oublient qu’il existe d’autres personnalités qui voient le monde autrement. Ces personnes là, sont majoritairement des artistes. Oui, finalement, c’est bien cette case… un peu fourre-tout. Et c’est là que la légitimité de entrepreneuriat est mise sur le grille. Les autres nous renvoient à notre folie. Et on finirait presque par les croire. Je dis « presque » parce qu’il faut bien l’avouer que quand on est malheureux, à deux doigts de la dépression ou du burn out c’est bien que quelque chose en nous, se rebelle. On n’a pas encore tout céder.

    Etre entrepreneure n’est pas vraiment un choix. C’est une logique immuable, permanente. On ne devient pas entrepreneur, on l’est. Parce qu’il y a un désir de liberté intense. Et quand en plus nous sommes hypersensibles, surdoués : le cocktail peut être explosif dans un sens comme dans l’autre.

    Il y a 10 mois j’ai lancé un site Haute Sensibilité qui mettait en valeur nos sens et quoi en faire pour être au plus près de soi. Sur le fond comme sur la forme il avait un quelque chose de délicat et de doux qui permettait de trouver des réponses à des questions. J’ai proposé des ateliers à thème qui ont suscité un véritable intérêt. Mais voilà, en avril, mai, j’ai senti que je perdais le fil. Je me suis perdue dans un labyrinthe bien connu et reconnu de mes peurs. J’ai compris qu’à force de « revendiquer » qui je suis, j’ai fini par en oublier de l’accepter et de l’assumer. Le flou artistique, le manque de motivation… j’ai construit quelque chose de vivant mais sur le socle de mes peurs. Tant qu’on ne va à la rencontre de celles-ci, c’est un parcours lourd et difficile. Maintenant que la rencontre avec la peur a été faite, dans l’accueil et la bienveillance Haute Sensibilité c’est affinée et est devenue La Culture ArtLife http://www.lacultureartlife.com/ Etre en mouvement par l’émotion. Quand les gens voyaient Haute Sensibilité ils voyaient mes doutes et fragilités non assumées. Avec La Culture ArtLife je propose une alternative avec ce petit plus: une bulle de protection. Mon manteau magique qui me protège des autres. Nous en avons besoin. C’est une manière d’être avec nos balises de sécurité.

    J’ai grandi dans un monde impuissant face à ce don de surdoué (découvert qui plus est il y a quatre ans). J’ai vu dans les yeux de mes parents une telle angoisse et incompréhension que très vite j’ai opté pour mettre un masque de protection pour moi… surtout pour eux. J’ai étouffé tout mon potentiel. Je me suis débattue pendant des années pour comprendre où était la faille. Qu’est-ce qui avait bien pu « déconner » pour que mon programme interne lance des process erronés au point que je m’y perdais moi-même. Premier pas accepter être une surdouée. Chose délicate parce que le mot semble hautain et prétentieux. Et puis surtout il nous rappelle combien nous sommes différents. Une difficulté en plus. 9 cas sur 10, lorsqu’il apprend être un surdoué, un hypersensible, ne l’entend pas et fera encore plus d’effort pour s’intégrer aux autres. Fuyant la rencontre avec un monde inconnu ou mal connu.

    Etre libre !c’est s’assumer. Etre Automne de pensées, d’actions, de paroles est vraiment le plus compliqué. Parce que tous les surdoués ont vécu cette sensation insécure du rejet de ce que nous sommes dans le regard de ceux qui avaient une importance folle à nos yeux.

    Envoyer tout valser… ce n’est pas si facile. Dire que le regard des autres ne comptent pas, je n’y crois pas. Parce que les surdoués, les hypersensibles pensent avec un hémisphère du cerveau qui voit tout en fusion et dans un amour inconditionnel. Les hypersensibles qui ont une connexion plus subtile avec le monde, ont une notion de l’autre, des autres, de soi bien différente des 80% du reste de l’humanité. Donc, non, on ne s’enfiche pas du regard des autres. Parce que nous ce que nous voyons c’est un rejet de notre être qui fait partie du TOUT. C’est juste improbable et si douloureux. Attention le mot s’intégrer, ici n’est pas non plus une notion à lire avec l’hémisphère gauche. S’intégrer c’est être dans un ensemble cohérent. Ne pas être dans cet ensemble c’est vécu comme une amputation du Tout dans le Tout.

    Etre surdoué c’est pas facile… on se met en danger à chaque instant. On savoure les moments de grâce et très vite on se sent mis à l’écart. Les autres veulent toujours nous mettre dans une case. On se sent vite mal compris, pas compris. Et toujours en quête d’être compris, rassuré. Parce que oui, nous avons besoin de cette zone de sécurité pour nous épanouir. Les hémisphères gauches appellent cela la dépendance affective, la dépendance tout court. Mais pour les surdoués, c’est être libre dans un environnement qui nous nourrit de cet amour que l’on offre à profusion. Nous sommes ultra autonomes et indépendants. Nous sommes principalement dans le sacrifice pour cet amour. Il est très important de comprendre les surdoués comme des êtres qui voient grands, larges, en solitaire. Toute la psychologie de comptoir que nous buvons à longueur de temps nous trouble. Nous brouille. Nous finissons par croire que nous perdons de notre dignité, de notre être profond et notre ego prend plus de place. Un ego qui par définition existe très peu chez les surdoués. Enfin, nous ne recherchons pas la reconnaissance. Nous cherchons un état d’être où nous sommes tous uni-vers une direction légère qu’être la vie!

    Bref ! comment fait-on ? C’est une vigilance à chaque instant de se dire que nous avons tous un hémisphère droit qui fonctionne. Et assumer notre être. Etre notre meilleur ami. Nous avons un quelque chose de plus que d’autre non pas : une réserve inépuisable d’amour en nous. Et nous cherchons à diffuser cet amour. Nous ne sommes pas dans un monde bisousnours certes. Mais nous avons une formule de création qui à ce jour n’a jamais été prouvé comme fausse : l’amour source de création. Nous avons cet amour en nous, à la source. Nous sommes alors des entrepreneurs légitimes et il devrait en avoir plus des gens comme nous. Et il y en a… mais on n’assume pas forcément par peur inconsciente de ressentir de nouveau le rejet.

    Objectivement en existant à travers le regard des autres je n’ai ressenti que du rejet. C’est en étant telle que je suis sans rien à attendre que nous sommes alors dans le vrai.

    J’ai compris que la véritable clé de notre bien-être, nous autres surdoués c’est de ne jamais donner la clé de notre puissance à quelqu’un d’autre. Vos projets ne les racontez pas : faites-le. Vos rêves ne sont que votre intuition. Nous le voyons tous les jours depuis des années, la culture du bien-être a pris une telle place dans notre quotidien que les gens sont prêts à recevoir des êtres comme nous ! Pour ma part, j’ai décidé d’utiliser ce que je suis pour diffuser du bon sens à travers les émotions à travers la compréhension du beau.

    Merci de tout coeur Céline de me permettre de partager ce qui est en moi depuis des années.
    Je t’embrasse!

    • Laurianne

      Un hémisphère droit dans toute sa splendeur avec quelques coquilles qui se sont glissées. Penser fond et forme en même temps, voir dans le détail et dans le sens large en même temps… voilà l’exemple parfait 🙂 toutes mes excuses pour les coquilles. :/

      • Céline

        Chère Laurianne, merci de tes partages toujours puissants, justes et sincères. Tes commentaires sont des articles à part entière ! Je retiens : « J’ai compris que la véritable clé de notre bien-être, nous autres surdoués c’est de ne jamais donner la clé de notre puissance à quelqu’un d’autre » : car là est la seule et véritable clé pour se réaliser. Et ce déconditionnement et détachement, sans perdre le lien avec les autres et avec le monde, est un travail en soi à vie… quelle aventure, quelle aventure 🙂

  • Laurent Dupuis

    Bonjour, bravo et merci,
    Vous décrivez avec beaucoup de sensibilité le fonctionnement de ce que la Fondation Potentiels & Talents appelle les « hypers ».
    Si chacun d’entre-nous doit apprendre à être à la hauteur de ses potentiels (et il y a des « jours avec » et des « jours sans » tout au long de sa vie), comme nous le rappelle Pindare (« deviens ce que tu es – un être humain -, en l’apprenant »), l’exercice est plus difficile pour les « hauts potentiels » du fait de leur sentiment de décalage ou d’isolement. Ce sentiment débouche trop souvent sur une mésestime de soi ou un sentiment d’imposture même en cas de succès, voire plus grave encore – en particulier pour les filles – sur une sur-adaptation ou un « faux self ».
    Le haut potentiel questionne notre capacité à considérer la différence comme une source d’enrichissement avec tout ce que cela peut avoir de dérangeant pour ceux qui pressentent qu’ils passent à côté de quelque chose voire d’eux-même à force d’accepter des compromis qui se révèlent être des compromissions.
    L’expérience professionnelle de plusieurs membres de notre Comité Éthique et Scientifique valide complètement le lien entre hauts potentiels et capacité à entreprendre (intrapreneurs et entrepreneurs) et comme vous l’indiquez l’énergie déployée s’apparente parfois à une quête voire à un tonneau des Danaïdes quand il s’agit d’une fuite en avant et non d’une construction de soi authentique, au coeur d’une dialectique fertile entre le rationnel/l’intellect et le sensible/l’intuitif/le sensible.
    Il n’est jamais trop tard pour comprendre qu’il est vital de combiner ces deux dimensions de manière harmonieuse, fluide, cohérente et authentique, même au prix de remises en question parfois déchirantes.
    C’est pourquoi la Fondation Potentiels & Talents travaille en priorité à déjouer ces pièges dès le plus jeune âge (soutien d’écoles spécialisées et bourses) et préconise de mettre en valeur une forme combinée des différents formes d’intelligence, l’intelligence relationnelle.
    ir = Intelligence cognitive (ic) x Intelligence émotionnelle (ie) ou ie = intelligence intra personnelle x intelligence extra personnelle)… avec les effets des multiples, on comprend mieux pourquoi certains très hauts QI diplômés des « meilleures grandes écoles » se comportent avec si peu d’humanité…

    Bonne continuation à tous,
    Laurent

    • Céline

      Bonjour Laurent et merci beaucoup pour votre partage très enrichissant. J’ai ainsi découvert le travail de la Fondation Potentiels & Talents et la nécessité, voire l’urgence, de mettre en place des actions concrètes pour aider tant de potentiels à devenir… simplement eux-mêmes. Je crois que c’est le Graal du Nouveau Monde qui est en train d’émerger. De la multiplicité, faire naître la singularité, la cohérence et la fluidité. Du travail en perspective 🙂 Merci à vous et à bientôt.

  • HYRIEN

    merci de ne pas publier mon témoignage, il est juste pour vous 😉

    Je viens de lire votre article et les commentaires validés. Merci et bravo pour le travail que vous faites, et les idées que vous faites passer.

    Etape 1 : apprendre qu’on n’est pas un(e) extraterrestre mais juste une personne qui voit et ressent la vie différemment
    Etape 2 : accepter cette différence, revivre
    Etape 3 : … ‘et après ?’

    Etre ‘surdouée’, pour moi, c’est être un caméléon dans la vie perso, être le bureau des solutions au niveau pro…
    Je ne suis pas hyperactive mais c’est comme cela que je peux faire comprendre la nécessité de faire toutes ces choses, si paradoxales des fois, qui me permettent simplement d’exprimer une à plusieurs facettes de ma personnalité. C’est ainsi que j’atteins une sorte d’équilibre avec mon cerveau (^^). Et tant pis si les autres ne le comprennent pas ! Après tout, le bénéfice est pour moi au final (même si ces activités ont toutes un lien avec l’intérêt général).
    Pour autant, niveau professionnel, c’est catastrophique : les collègues et responsables savent tout à la fois exploiter mon potentiel à résoudre des problématiques complexes, ou à garder mon calme dans les situations d’urgence, jouer de ma réactivité et de mon besoin perpétuel de faire en sorte que ‘tout roule’, etc. et vous ‘recadrer’ ou vous rappeler quelle est votre place !
    Alors, oui, l’entrepreneuriat semble être LA solution afin d’être enfin moi-même au niveau professionnel ! Certainement la seule activité pour laquelle on accepte que vous puissiez tout faire, et exprimer qui vous êtes.
    Mais, il m’est difficile de trouver ma voie quand j’ai passé toute ma vie à m’adapter aux besoins des autres, ou à m’intéresser à beaucoup de choses et de personnes sans avoir un attrait particulier. Aujourd’hui, je sais que je dois trouver une activité – une cause- pour laquelle je vais m’impliquer pleinement, avec tout mon cœur car c’est cela mon moteur !
    Alors, j’ai franchement hâte de trouver ce que je vais faire quand je serai ‘grande’ !

    Céline
    PS : le seul endroit où ce potentiel est accepté, poussé, décuplé, c’est la Jeune Chambre Economique Française ! Malheureusement, je vais avoir bientôt 40 ans et dois trouver un autre terrain de jeux rapidement 😉

    • Céline

      Merci Céline pour votre témoignage si juste, acceptez-vous que je le publie quand même ? Un grand merci pour votre partage. A très bientôt.

  • LES ENTREPRENEURS, CES SURDOUÉS À...

    […] J'observe et j'entends depuis quelques mois des entrepreneurs m'annoncer avoir récemment découvert être surdoués / haut potentiel. Soulagés qu'on pose enfin un mot sur leur différence.  […]

  • Gwen

    Hello,
    Quand tu parles de déclic pour être soi, je ne peux qu’approuver et te dire que je me retrouve complètement dans ton article!
    Moi, j’avais (tu remarques que je parle au passé ^^) cette sensation de gouffre immense entre ce que j’étais à l’intérieur et l’image que je renvoyais aux autres. c’en était devenu difficilement vivable d’autant qu’à l’époque je croulais son le taff.
    Il y a un peu plus d’1 an maintenant, j’ai fait un début de burnout. Dans un sens, c’est peut-être la meilleure chose qui me soit arrivée. Cela m’a permis de prendre du recul sur ma vie, sur ce que je voulais, sur qui j’étais (avec l’aide d’un psychothérapeute quand même)… aujourd’hui, je claque la porte de la boite qui m’employait et je me décide à faire ce qui me plait, à être moi avec tout l’anticonformisme qui va avec! Je n’ai plus peur d’être moi et je me sens enfin en paix !
    J’espère que ton travail permettra à d’autres de se trouver! Après tout, on n’a qu’une vie alors pourquoi laisser les autres nous la gâcher?!

  • Solange

    Bonjour, je me suis mise à mon compte quand je me suis rendu compte que mon employeur commencer à me traiter mal. J étais enceinte et je devais travailler plus que les autres. Elle qui avant mon arrivée dans la entreprise était la meilleure. C’est est retrouver face à un problème de taille. Non seulement j étais tout aussi bonne technicienne qu’elle mais en plus j avais un relation de fou avec la clientèle. Elle a cru que je voulais prendre sa place. Et m’à mener une vie sociale enfer lors de ma grossesse. Lorsque je suis partie en congé maternité, je me suis juré de ne plus remettre les pieds dans cette entreprise. Ce fut pour moi un evidence. Je devais ouvrir ma propre entreprise et en 4 mois . Je cassé la baraque… je ne savais pas à la époque que j étais Hp. Je le sais depuis peu …. tout simplement explique et devient très clair pour moi….

  • FILATRE

    « L’entrepreneur a cette particularité de mettre en action et en mouvement cette quête de sens, et de la transformer en un système commercial ». Si c’était si simple… Je travaille dans le secteur public, je l’ai fait en que directeur des services d’une commune et en tant que profession libérale, avec des aller-retour. Je dois reconnaître que le commercial ne m’intéresse pas beaucoup. Je n’y suis pas hostile par principe, mais je vois aussi les effets désastreux du marketing qui rentre partout. Aujourd’hui, beaucoup de sens peut être trouvé dans des réalisations d’intérêt public dont le financement est introuvable. Mon constat personnel est que les choses les plus utiles à la société que j’ai pu réaliser dans ma vie étaient financées par… d’autres activités.
    En fait, je suis d’accord avec beaucoup de ce que vous écrivez, notamment sur la dynamique émotionnelle. Pas sûr que la raison sociale (free lance, entrepreneur ou salarié) change les choses : quand on regarde par exemple la question de la motivation au travail des salariés (avec des gens comme Isaac Getz ou Frédéric Laloux), on retrouve les mêmes logiques. Cependant, tout le monde n’a pas le choix : tous ces gens qui vont travailler parce qu’ils n’ont pas le choix ! Pas le temps de s’arrêter, parce que quand on a 2 ados à la maison, eh bien le luxe d’être soi, ce sera (peut être) un peu plus tard… Bernard Maris (l’économiste, membre de Charlie-hebdo, assassiné…) disait que « la Nature est un luxe ». Il avait raison, c’est un peu comme être soi, mais ce n’est pas toujours accessible à tout le monde. Cela dit, quand c’est accessible, ne pas hésiter !
    Moi, je suis actuellement sur la première marche de la dynamique, sincérité radicale. Après, on verra pour la suivante.

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